Les 46 éoliennes de plus de 300 m de hauteur devraient émerger à 11,4 km des côtes dunkerquoises en 2028. Un projet contesté dans l’enquête publique (95 % d’avis défavorables) et par nos voisins belges mais validé par la signature, en janvier et en préfecture de Lille, des autorisations environnementales nécessaires. Aux nombreuses oppositions locales (impacts sur la biodiversité, sur l’activité des pêcheurs, sur le paysage…) l’Etat répond en invoquant « une raison impérative d’intérêt public majeur » au nom de l’indépendance énergétique de la France et de ses alliés européens.

Notre pays comptait 23 % d’énergies renouvelables dans son mix énergétique en 2020, il en vise 33 % dans la consommation finale brute d’énergie en 2030 (28 % en 2024). La cinquantaine de parcs éoliens offshore prévus d’ici à 2050 (pour environ 40 GW de production) devraient y contribuer et représenter 20 % de la production nationale d’électricité à cet horizon. Seuls quatre parcs fonctionnent déjà à Fécamp (500 MW), Saint-Nazaire (480 MW), Saint-Brieuc (500 MW) et Faraman-Marseille (25 MW). Le projet dunkerquois serait pour sa part le plus important du pays avec 600 MW, de quoi fournir en énergie les besoins d’un million d’habitants et des industries très énergivores du dunkerquois.