L’aventure entamée dans l’enthousiasme il y a onze ans à Haubourdin par Jérémy Coudrais a fait de Recynov un groupe régional influent dans le traitement et le recyclage des déchets du BTP. Son hypercroissance va pouvoir être relancée, le groupe audomarois Baudelet vient d’en prendre le contrôle.

Haubourdin – Blaringhem, c’est le nouvel axe cardinal d’association pour structurer le marché régional de la valorisation circulaire des déchets du bâtiment et des travaux publics au grand nord de Paris, c’est aussi l’une des bonnes nouvelles de cet été.

Un mariage d’oraison

Jérémy Coudrais bâtit Recynov en 2014, développe très vite et très fort la valorisation de gisements de matériaux de la métropole lilloise, double son volant d’affaires chaque année jusqu’en 2022 avant quelques orages – difficile de maîtriser une telle croissance -, et avant le retour des éclaircies ces derniers mois pour fixer la surface du groupe à 800 000 tonnes de déchets traités par an pour 36 M€ de chiffre d’affaires avec 170 salariés.

Quant à Caroline et Jean-Baptiste Poissonnier, ils ne cessent de diversifier l’engagement de leur groupe familial près de Saint-Omer. Baudelet, devenu incontournable ces dernières années, regroupe désormais 22 sociétés, emploie 700 personnes, réalise 200 M€ de chiffre d’affaires depuis ses cœurs historiques de métier, l’environnement et l’énergie.

À l’heure des laitiers

La prise de contrôle de 76 % de Recynov va lui permettre de déployer des synergies avec un acteur énergique dans la métropole lilloise. « Nous avons fait plus de 80 000 tonnes en trois mois cet été, notre maîtrise de l’ensemble de la chaîne de valeur, de la déconstruction à la valorisation, est un véritable avantage concurrentiel », explique Jérémy Coudrais à Haubourdin, le million de tonnes annuel en ligne de mire. La relance est bien là et d’autres gisements viennent de s’ouvrir pour d’autres marchés sensiblement prometteurs, au premier rang desquels s’annonce pour Lecodynamo celui du recyclage des laitiers métallurgiques pour LME à Trith-Saint-Léger : un centre de tri et de valorisation va s’ouvrir sur six hectares valenciennois pour un premier horizon à 80 000 tonnes annuelles.

Les horizons dégagés

La perspective est belle, elle doit redonner une image positive aux laitiers, ces sous-produits dévalorisés de l’industrie métallurgique. Ces laitiers proviennent des aciéries électriques, ils sont différents de ceux notamment d’ArcelorMittal ou des mâchefers de l’incinération des déchets. Leur pouvoir drainant est excellent, leur structure est homogène et inerte, ce qui les rend très intéressants en recyclage pour en faire de nouvelles ferrailles utiles en techniques routières ou en assainissements. Les tests sont concluants, un modèle n’attend plus que de se déployer dans une approche plurimétier, sur la base de boucles locales de valorisation, la spécialité de Jérémy Coudrais… et de la famille Poissonnier.

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