L’usine de fabrication de batteries pour véhicules électriques s’est en réalité posée à Bourbourg, près de Dunkerque. Depuis son inauguration officielle le 12 décembre, elle devient la troisième gigafactory nordiste après AAC à Douvrin/Billy-Berclau et AESC au flanc de l’usine Renault de Lambres-Lez-Douai (la dernière gigafactory ProLogium est attendue à Dunkerque en 2026, un projet à 5 milliards d’euros dont 1,4 milliard d’argent public).

Plus de 600 personnes travaillent déjà pour Verkor, elles devraient être 1 200 à terme avec Renault pour premier et principal client (à 20 % du capital) pour l’A390, le nouveau Crossover d’Alpine et l’utilitaire FlexEvan. Le projet aura mobilisé plus de trois milliards d’euros en recherche et développement, il table sur une production de 16 GWh avec la tech néologie NMC (et non LFP utilisée par les industriels chinois, entre 30 et 40 % moins chère), de quoi équiper entre 200 et 300 000 véhicules électriques. 

La filière des gigafactories engage déjà plus de 5 000 salariés sur les 17 000 envisagés au global par les différents sites. La « vallée de la batterie » poursuit la structuration de son développement dans le Nord-Pas-de-Calais, en faveur de la certitude industrielle de pouvoir livrer la demande en batteries pour au moins les trois prochaines années, mais en dépit des incertitudes commerciales d’un marché de la voiture électrique en pause.