Le projet d’hydrogène vert de Loon-Plage porté par H2V subit de plein fouet la décision d’ArcelorMittal de suspendre ses investissements décarbonés même si la porte du géant sidérurgiste ne semble pas tout à fait fermée : dans un entretien accordé à La Voix du Nord, Bruno Ribo, le directeur général des huit sites français explique que les fours électriques pourraient être envisagés à la mi-2029 « si toutes les conditions sont réunies ».
En attendant, H2V a pu renouveler son autorisation d’exploiter de l’hydrogène vert pour quatre ans. H2V ambitionne de produire jusqu’à 100 MW pour servir sans fossiles les besoins énergétiques des industriels de la région dunkerquoise, un territoire qui pèse plus de 20 % des émissions de carbone de l’ensemble du pays, ArcelorMittal très largement en tête (elle est l’usine la plus émettrice de France).
Le site bas carbone d’H2V était prévu pour entrer en exploitation en 2027, avec un investissement de plus de 250 M€.