Nos confrères de La Voix du Nord font le point sur le déploiement aussi nécessaire que laborieux des camions électriques dans le parc automobile français. Comment parvenir dans les dix ans à venir à atteindre 20 % d’immatriculations électriques sur un parc poids lourds estimé aujourd’hui à 620 000 unités ? Sur les 50 000 immatriculations annuelles actuelles, seuls 2 à 3 % concernent l’électrique après moins de cinq ans de mise sur le marché de cette solution décarbonée. Les poids lourds ne sont pas concernés par l’échéance de 2035 pour l’arrêt de la production de moteurs thermiques mais l’Union européenne durcit la réglementation en exigeant la réduction progressive des émissions de CO2 pour les nouveaux camions (- 45 % d’ici à 2030, – 65 % d’ici à 2035, – 90 % à partir de 2040), autant dire qu’il sera de plus en plus compliqué de rouler au diesel.

Le transport de marchandises se fait à 90 % par la route en France, il totalise 7 % des émissions de gaz à effet de serre nous rappelle La Voix du Nord. Et pour la Fédération nationale du transport routier dans le Nord (FNTR), l’avenir est bel et bien à l’électrique… sous réserves. Car encore faudra-t-il disposer des aires de recharge compatibles avec l’activité des entreprises, ce qui est encore loin d’être le cas : Au 1er janvier, de source ADEME, 972 points de recharge ont été déployés dans les dépôts d’acteurs routiers. D’ici à 2035, il en faudra au moins 10 000 pour les pauses longue durée et 2 200 pour la recharge rapide. Coût de l’investissement, 630 M€ dans le réseau électrique pour couvrir les besoins des voitures et des poids lourds. Une route est tracée…