Il s’agirait d’après nos confrères de La Voix du Nord du plus gros investissement d’ArcelorMittal en Europe depuis dix ans avec 500 M€, un projet qui n’a rien à voir avec les reports de la direction de l’aciériste sur les fours électriques devant remplacer le charbon des hauts-fourneaux de l’usine mère de Grande-Synthe située à une dizaine de kilomètres.
Car à Mardyck, pas de minerai de fer pour fabriquer des lingots de métal mais ici, une usine à froid de 400 personnes pour laminer très fin cet acier venant de Grande-Synthe afin d’en faire de la tôle galvanisée pour les carrosseries de voitures ou pour l’industrie. Un chantier s’est ouvert pour cet acier électrique destiné aux composants des moteurs de voitures électriques (ou dans l’industrie pour les éoliennes, les centrales électriques…). Il devrait s’échelonner sur deux ans et livrerait 155 000 tonnes par an avec la création de 200 emplois supplémentaires.
ArcelorMittal dispose déjà d’une usine d’aciers électriques à Saint-Chély-d’Apcher en Lozère. D’ici à 2027, les deux sites réunis pourront produire près de 300 000 tonnes annuelles d’un acier toujours importé en Europe à hauteur de 40 % des besoins. La montée en puissance du marché automobile électrique est certes en pause actuellement, mais sa faiblesse ne contredit pas la montée en gamme attendue dans les prochaines années, que les aciéristes doivent pouvoir accompagner.
Tous les aciers électriques du géant sidérurgique en Europe seront ainsi produits en France. La production à Mardyck aura pris près de deux ans de retard, suscitant l’inquiétude des syndicats et des élus du territoire.