Le groupe parisien produit des systèmes de câbles et de services autour de l’électrification et annonce fin octobre 2024 un nouvel investissement de 90 millions d’euros sur son site lensois. De quoi permettre de bâtir de toutes pièces une ligne de production de 80 000 tonnes par an de cuivre recyclé, ligne opérationnelle dès l’été 2026. Lens fut choisi contre Montréal, notamment pour une situation géographique permettant au groupe de réduire son empreinte carbone. Nexans affirme vouloir utiliser 30 % de cuivre recyclé dans sa production de câbles à l’horizon 2030.

Le groupe annonce pouvoir ainsi passer de 160 000 tonnes par an à 240 000 tonnes. Il est également présent à Jeumont (115 salariés dans les câbles en aluminium) et à Calais (recherche sur la haute tension, 50 salariés). Interrogé par La Voix du Nord, Maxime Debay, le directeur du site lensois affirme que la demande en cuivre sera supérieure à l’offre par extraction dans les mines dès 2030. Il manquerait selon lui 10 000 tonnes en termes d’extraction et les prix flamberaient, passant de 2 000 euros la tonne il y a quinze ans à 10 000 euros aujourd’hui, 15 000 euros dans cinq ans. Le recyclage devient d’autant plus stratégique que les ouvertures de nouvelles mines seront de plus en plus difficiles au regard des conventions environnementales alors que la consommation mondiale de cuivre ne cesse d’augmenter, elle est de 33 millions de tonnes aujourd’hui.