Avec les sidérurgistes, les cimentiers sont encore les plus pointés du doigt quant à leurs volumes d’émissions de gaz à effet de serre. Dans la cimenterie, c’est donc une révolution que d’introduire une bonne part d’économie circulaire dans les process. Exemple à Noyelles-lès-Seclin où le groupe d’ingénierie industrielle Fives FCB travaille à un nouveau ciment, beaucoup moins carboné. Le calcaire chauffé pour donner de la chaux émet la plus grande part de CO2 dans le process de fabrication d’un ciment. Il suffit donc de changer de combustible, du laitier sidérurgique ou de l’argile, qui n’émet pas de CO2, mais surtout du béton de démolition. C’est l’idée : récupérer son ciment mélangé au sable et au gravier pour pouvoir le recycler et le réemployer sur les chantiers en consommant de surcroît moins d’énergie.
Fives FCB emploie 3 000 salariés dans le monde, dont 500 dans notre région (dont 200 sur le ciment), son berceau historique avec la grande usine fivoise il y a 200 ans à Lille. D’après La Voix du Nord, le laboratoire de recherche de Noyelles-lès-Seclin est une vitrine pour le groupe et l’ensemble du secteur, responsable de 7 % des émissions industrielles de carbone dans le monde. Le recyclage des vieux bétons intéresse déjà quelques clients en Turquie, à Taïwan ou au Portugal.